Lancement d’une campagne d’information sur le syndrome du bébé secoué
Le Centre ressources francilien du traumatisme crânien et le Pr. Renier, référent médical et médecin dans le service de neurochirurgie pédiatrique de Necker-Enfants malades, se sont engagés dans le lancement, le 6 octobre, d’une campagne d’information et de prévention sur le syndrome du bébé secoué pour une durée d’un an.
« Secouer votre bébé peut tuer. Mieux vaut le laisser pleurer et partir solliciter de l’aide ! ». C’est le message de la campagne de prévention en Ile-de-France sur le syndrome du bébé secoué, lancée le 6 octobre dernier et pour un an, par Philippe Bas, ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille. S’engagent dans cette campagne le Centre ressources francilien du traumatisme crânien, situé à Broussais, et le Pr. Renier, médecin dans le service de neurochirurgie pédiatrique de Necker-Enfants malades.
Si chaque année, sur la région francilienne, environ 80 bébés sont hospitalisés pour cette pathologie, celle-ci entraîne la mort dans 10 % des cas et des séquelles très handicapantes chez plus de la moitié des enfants. Comme l’explique le Pr. Renier, le mécanisme des lésions est simple : « les fortes secousses provoquent une déchirure par cisaillement de certaines veines unissant la surface du cerveau aux méninges à l’origine d’hématomes sous duraux».
Pour illustrer cette campagne, le choix s’est porté sur une plaquette et un poster dessiné par Philippe Geluck, l’auteur du héros de la célèbre bande dessinée Le Chat. La plaquette sera remise aux nouveaux parents avec le carnet de santé, dans toutes les maternités d’Ile-de-France et le poster sera affiché dans les crèches, protections maternelles infantiles, caisses d’assurance familiale, pharmacies, lieux de consultation des nouveaux parents…
Pourquoi est-il dangereux de secouer un bébé ?
Le cerveau d’un bébé bouge dans le crâne. Si le bébé est secoué, sa tête se balance rapidement d’avant en arrière et le cerveau frappe contre la boîte crânienne comme un coup de fouet. Les vaisseaux sanguins autour du cerveau se déchirent, saignent et entraînent des lésions cérébrales.
Conseils
* Ne jamais secouer un enfant, quelles que soient les circonstances
* Lorsqu’un bébé, en bonne santé, pleure beaucoup, s’assurer de répondre à ses besoins de base (faim, soif, change…)
* Si rien ne fonctionne, coucher le bébé dans son lit, sur le dos, sortir et appeler un ami, un pédiatre ou un généraliste
* Apprendre à reconnaître son propre niveau de colère pour mieux la contrôler
* Ne jamais confier un bébé, même pour un court moment, à quelqu’un qui a des difficultés à se contrôler, qui a du ressentiment envers le bébé ou qui n’a pas envie de s’en occuper.
Qui consulter ?
Le généraliste, la protection maternelle infantile ou l’hôpital
Téléphones utiles
S’il fait un malaise, appelez le 15 (112 pour les portables) ou le 18. Ne le secouez pas. Vos secousses risquent de faire plus de mal que le malaise.
Examens réalisés
* Un scanner cérébral pour déceler l’hématome sous-dural
* Un fond d’œil pour la recherche d’hémorragies rétiniennes,
* Des radiographies du squelette « corps entier »
Séquelles neurologiques
* Cécité
* Atteinte visuelle sévère
* Paralysie
* Retard psychomoteur
* Epilepsie
* Troubles du comportement
* Retard mental
* Troubles scolaires
Pour en savoir plus sur la prévention des accidents de la petite enfance
http://www.aphp.fr/site/actualite/mag_petite_enfance.htm_________________
